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Hautes études internationales

Dimanche 30 avril 2017 de 19 h 30 à 21 h 30

Les études nécessaires pour combattre les radicalismes - Conférence de Dounia Bouzar, organisée par le CSI

Lieu : Le Cercle, Pavillon Alphonse-Desjardins, Université Laval

Cette conférence est organisée par le Centre sur la sécurité internationale (CSI). Il s'agit de la conférence d’ouverture de l'école internationale d'été sur les terrorismes.

Titre complet :

L'étude nécessaire des interactions sociales, politiques, religieuses, culturelles et psychologiques pour combattre les radicalismes

INSCRIPTION REQUISE (20 $)  en cliquant ici =>


Dounia Bouzar : 

Docteure en anthropologie française du fait religieux, auteure de nombreux ouvrages, cette ancienne personnalité du Conseil Français du Culte Musulman, auditrice de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale, est experte auprès de l’Observatoire de la laïcité. Elle a fondé et dirige le Centre de Prévention contre les Dérives Sectaires liées à l’islam (CPDSI), qui a été missionné par le Ministère de l’Intérieur pendant deux ans sur l’ensemble du territoire français pour prendre en charge les 1000 premiers jeunes radicalisés et former les équipes anti-radicalité des préfectures de l’ensemble du territoire national français. Elle a publié de nombreux ouvrages sur le radicalisme et le chemin vers la déradicalisation.

Parmi eux :

  • Mon Djihad, itinéraire d'un repent (2017)
  • Ma meilleure amie s'est fait embrigader (2016)
  • La vie après Daesh, (2015) 
  • Désamorcer l'islam radical. Ces dérives sectaires qui défigurent l’islam (2014)   

Contexte : La lutte contre les « radicalismes » est un sujet complexe qui déchire les experts. Par exemple, les observateurs qui se basent sur les déclarations explicites des djihadistes n’arrivent pas aux mêmes résultats que les chercheurs qui ont accès à l’ensemble du processus de radicalisation, donc au changement de perception du monde de l’apprenti djihadiste. Très peu d’observateurs ont accès aux petits pas de l’engagement car ils étudient le radicalisé uniquement quand sa manière de penser et d’agir s’est complètement transformée. Pourtant, il paraît important d’étudier les fils invisibles de la radicalisation pour mieux la combattre. Impossible d’en rester aux déclarations des radicalisés eux-mêmes, une fois leur système cognitif transformé. L’étude isolée des djihadistes alors qu’ils ont regagné le territoire de Daech ne peut aboutir à une analyse du phénomène complexe et global de leur engagement dans le djihadisme. On ne peut pas appréhender le phénomène de la radicalisation en faisant l’économie des interactions sociales, politiques, religieuses, culturelles et psychologiques. Cet aspect est fondamental car l’impact psychologique des idéologies radicales est supérieur à leur impact militaire. Les « djihadistes » ne font pas vraiment « une simple guerre », mais recherchent avant tout à créer une désorganisation émotionnelle au niveau individuel et à ébranler les repères civilisationnels au niveau collectif. La cohérence et la transparence de la gestion politique sont fondamentales, au niveau national et international. Chaque dysfonctionnement socio-politique alimente leur rejet de tout système humain et renforce l’autorité de leur discours. Au-delà des grands discours politiques, des grandes théories abstraites, des fascinations de certains journalistes, il s’agit de croiser nos regards pour compléter notre perception et de mieux lutter ensemble.

En savoir plus sur Dounia Bouzar via Wikipedia  |  Site du CPDSI 

INSCRIPTION REQUISE (20 $)  en cliquant ici =>

Information : csi@hei.ulaval.ca


Affiche conférence Dounia Bouzar 30avr2017

 

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