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Hautes études internationales

Jeudi 15 janvier 2015 de 11 h 30 à 13 h

Urbanisme et politique : le cas de Montpellier 2040 - conférence du CQEG

Lieu : Salle 1128, Pavillon Abitibi-Price, Université Laval

Conférence organisée par le Centre québécois d’études de géopolitique (CQEG).

Le conférencier : Alexandre Brun est maître de conférences au Département de géographie et d'aménagement à l'Université Paul-Valéry Montpellier III et membre de l'unité mixte de recherche 5281 « Acteurs, ressources et territoires dans le développement » du CNRS. Il est également coresponsable du master « Urbanisme et projets de territoires » et collabore avec les équipes de l'Université Laval sur l'eau.

Résumé : Montpellier est une ville du sud de la France. Elle comptait comptait à peine 100 000 habitants après guerre. En 2014, la ville en compte 255 000 et l’agglomération le double. Plusieurs facteurs expliquent l’augmentation de la population à commencer par l’arrivée massive des rapatriés d’Afrique du Nord ou encore l’implantation de grands équipements universitaires et hospitaliers dans les années 1960. De « Montpellier la surdouée » (1987) à la « capitale de l’innovation » (2014), la ville a aussi su se vendre comme d'autres avant elle (Glasgow, Lyon...) en valorisant ses atouts, et ainsi conforter jusqu’à présent la dynamique démographique sur laquelle repose presque exclusivement son économie. Le cas de Montpellier s’inscrit-il ainsi dans une logique de promotion urbaine qu’on peut observer ailleurs dans d’autres pays?

L’agglomération, qui prétend au rang de métropole, connaît maintenant une crise de croissance : c’est  « une ville pauvre ». Pour tenter de  « réparer les bêtises du passé » (Secchi, 2013) en particulier au plan du développement urbain, la ville a lancé voici deux ans un exercice de prospective territoriale, comparable à ceux menés à New York ou Paris. Le duo d'urbanistes italiens, Bernardo Secchi et Paola Vigano, ont ainsi présenté un projet à l'issue de deux ans de travail. La nouvelle municipalité ne semble pas disposer à s'engager dans ce projet, commandité par la municipalité précédente. Au-delà des divergences politiques, il apparaît que les ressorts du développement territorial ne soient pas - encore ? -  fondamentalement remis en cause. Or, l'examen des modes d'occupation des sols, des formes urbaines et des procédures d'aménagement montre que la maîtrise du développement territorial n'est qu'apparente, malgré la ferme volonté des «maires bâtisseurs » (Delmas, Frêche) qui se sont succédé à Montpellier. La périurbanisation, l'implantation controversée des grands équipements ou encore la dégradation des espaces publics posent la question de la fabrique de la ville et plus précisément celle de la responsabilité des élus locaux, et ce dans un contexte de renforcement de leurs compétences et des moyens qui  leurs sont alloués. En ce sens, l’expérience de Montpellier est-elle différente d’autres agglomérations européennes ou nord-américaines ?

Information : cqeg@hei.ulaval.ca; frederic.lasserre@ggr.ulaval.ca

 

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